Capitale européenne des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, Le Puy-en-Velay voit chaque année de nombreux pèlerins dévaler les marches de sa Cathédrale, pour s'en aller sur le célèbre GR65.

Bâtons en main, sacs à dos bien préparés, chaussures vissées aux pieds, le Saint-Jacques vous attend, oui vous ! Car le chemin n’est ni réservé aux très bons marcheurs, ni aux catholiques. Chacun a son chemin, qu’il peut faire comme il l’entend, selon ses propres attentes, ses réelles motivations.

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J’ai appris à me connaître moi-même.

Faire le Saint-Jacques, c’est être prêt à se dépasser. C’est sentir son sac de plus en plus lourd après des kilomètres de marche. C’est masser ses pieds endoloris à l’ombre d’un arbre centenaire lorsqu’une pause s’avère nécessaire. C’est sentir ce chemin, sous ses pas, cet itinéraire millénaire et historique qui fait raisonner en soi la volonté d’aller toujours plus loin. C’est être égal dans l’effort. Sur le chemin de Saint-Jacques, il n’y pas de fort ni de faible, de riche ou de pauvre. Il n’y a que ces cailloux, ces paysages, ces mètres qui défilent au gré du soleil, du vent, de la pluie, des orages…

On apprend à se connaître sur le chemin, ses limites, ses ambitions, ses ruptures, ses pensées. Être seul face à soi, n’est-ce pas là l’esprit du GR65 ? Partir à l’aventure sans vraiment savoir ce qu’elle nous réserve, se départir des choses futiles et matérielles de la vie moderne pour mieux se recentrer sur ce qui est essentiel.

Le chemin rend heureux !

On apprend aussi à connaître les autres. Ces personnes que la vie ne nous aurait certainement pas permis de croiser un jour. Ces autres marcheurs avec qui la conversation s’engage, les habitants des villages qui vous proposent de boire un verre ou manger un morceau. Ces hébergeurs qui vous accueillent chez eux pour une soirée au coin du feu et un petit-déjeuner revigorant avant de repartir.

À chacun son Saint-Jacques

Agathe – 62 ans.

« J’ai randonné 5 semaines sur le chemin de Saint-Jacques au départ du Puy-en-Velay en juin dernier. Seule, j’ai trouvé sur le GR65 un sentiment de liberté, cette sensation qui chaque matin nous fait penser que l’on va vivre quelque chose de nouveau, d’inattendu. J’ai été épatée par la spontanéité mais aussi la gentillesse des personnes que j’ai croisées. Au détour d’un café, j’ai rencontré un couple Suisse qui m’a accompagné et soutenu durant 2 jours. Comme si le mot “Humanité” prenait tout son sens sur le Chemin. Je n’ai jamais rien  ressenti d’aussi fort physiquement et intérieurement.»

David –  36 ans.

« Je suis né au Puy-en-Velay et je n’avais jamais emprunté le GR65. Je vis à Lyon depuis 10 ans maintenant avec ma famille et la quarantaine approchant, j’ai eu envie de me mettre au défi. Je suis parti seulement 4 jours mais c’était une expérience indescriptible. J’ai redécouvert la beauté de ma région. Les ruelles du Puy-en-Velay, les gorges de l’Allier, l’arrivée à Saugues, le domaine du Sauvage… Ce chemin est tout simplement magnifique. Retirer ses chaussures le soir, prendre une douche et manger un bon repas chaud chez l’habitant, je ne pensais pas que cela puisse procurer autant de plaisir et d’émotions»

Jean-Paul – 59 ans.

« Le chemin de Saint-Jacques est devenu notre sortie estivale avec un groupe de collègues de travail. Nous avons fait la première étape entre le Puy-en-Velay et Saint-Privat d’Allier en 2015, puis avons profité du service de navette pour revenir au Puy. Depuis, nous faisons une ou deux étapes par an en allant à chaque fois un peu plus loin. En juillet 2018, nous avons prévu d’aller en voiture jusqu’à Espalion pour marcher jusqu’à Conques. On fait notre chemin à notre rythme et ce sont à chaque fois des moments inoubliables de partage et d’amitié »